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théorie de la firme williamson

by , 26 décembre 2020

Dès lors, l’art du management, insiste-t-elle, est celui de l’aptitude a gérer ces ressources, les combiner et les articuler pour permettre les meilleures performances. 30 Wernerfelt, un des théoriciens importants de l’approche compétence based, apportera sur ce point d’utiles précisions en posant que « A firm’s ressources at a given time could be defined as those (tangible and intangible) assets which are tied semi-permanently to the firms … » Wernerfelt (1984). ), The economic nature of the firm. Confirm this request. i, la structure de gouvernance la plus appropriée à la transaction requise (activité productive, financement, etc.) 77La machine organisationnelle qui prévaut dans chacune des approches est donc assez différente. La raison en est sans doute que la prise en compte de cette double dimension des routines, aurait impliqué une reconsidération profonde de la théorisation des routines et de leurs modes d’action, et finalement de la théorie de la firme elle-même. (1998), « Sur la théorie évolutionniste de la firme », in R.Delorme, Lemoigne J.-L., Basle M. et Paulré B. ), Approches évolutionnistes de la firme et de l’industrie - théories et analyses empiriques, Paris : L’Harmattan. Demsetz H. (1988), Ownership, Control, and the Firm, Oxford: Basil Blackwell. 6 Sur lequel s’appuie explicitement Williamson (1975). 79Enfin, et pour nous, là est la zone de tension majeure, force est de constater que des behaviouristes aux évolutionnistes la théorie de la firme a connu un rétrécissement majeur. Ellerman D.-P. (1992), Property & Contract in Economics, Cambridge (Mass. Comme le disent Dosi et al. In general, W will accept authority only if x0, the x chosen by B, is restricted to some given subset (W’s “area of acceptance”) of the possible values » (Simon, 1951: 294). Lamb (ed. Chandler A.-D. Jr. (1977), The Visible Hand. Il n’empêche, en dépit de ces tensions et contradictions, les constructions proposées finalement se fortifient l’une l’autre, précisent et enrichissent une vision de la firme qui se distingue nettement de celle livrée par l’approche contractuelle. 5 Dans une littérature abondante, on peut partir de Williamson (1985). Les itérations ne sont pourtant pas réductibles à un jeu à la Sisyphe : toujours recommencées. C. Dahlman, "The Problem of Externality," Journal of Law and Economics 22: 141-162 (1979). New York: The Free Press, 1985, chapters 7 … Dans leurs articles consacrés à des relectures de Nelson et Winter, ces deux auteurs – quoique à partir de points de vue différents – ont en commun de s’interroger sur le point de savoir quelle est finalement l’influence respective de Simon et de Michael Polanyi dans la théorie des routines. C’est bien reconnaître que pour comprendre l’entreprise il faut commencer par partir du fait qu’elle constitue une entité propre. La grande importance donnée, dans cette vision de la firme, à la spécificité des actifs est très discutée, d’un point de vue empirique aussi bien que théorique (Coase notamment s’est opposé sur ce point à Williamson). Hart O. Dans la vision de Penrose ce qui importe c’est le « service » rendu à la production par les ressources : « …strictly speaking, it is never resources themselves that are the “inputs” in the production process, but only the services that ressource can render  » (Penrose, 1959, nous soulignons). 55Il résulte de ces considérations que les décisions qui émanent des dirigeants sont toujours et nécessairement « sous-optimales », les ajustements se font hors de l’équilibre, loin des critères de maximisation. 42Ce que nous qualifions ici « d’approche basée sur les compétences » (ABC) regroupe de fait un ensemble de propositions et de constructions qui ne sont pas toujours exactement homogènes. C’est d’ailleurs ce que Nelson et Winter reconnaissent presque explicitement lorsqu’ils écrivent: « … in contrast with the usual quest for microfundations in economics, seeking consistency with rationality asumptions, our quest is for consistency with the available evidence on learning and behaviour at both individual and organizational levels » (Nelson et Winter, 2002: 31). Ce point a été exprimé de manière très claire par Alchian et Demsetz (1972) quand, à l’opposé de Simon (1951), ils refusent de considérer que les relations contractuelles propres à la firme impliqueraient une quelconque relation d’« autorité », différente de celle que l’on trouve dans les relations de marché, un point de vue que Jensen et Meckling (1976) reprennent à leur compte. Un autre aspect est laissé de côté : l’employeur, propriétaire des actifs est – de fait – aussi le propriétaire du produit. (1995), Firms, Contracts, and Financial Structure, New York: Oxford University Press. (1987), « Property Rights », in J. Eatwell, M. Milgrate and P. Newman (eds), The new Palgrave: A Dictionary in Economics. Les différentes versions du théorème de Coase ont toutes été développées à partir de son article de 1960, « … (eds. Grâce à ce concept, la théorie des coûts de transaction est en mesure de rendre compte de l'existence de la firme dans une économie de marché. Son objet est de montrer comment les droits de propriété agissent sur les comportements individuels et sur l’efficience des systèmes économiques. 8La littérature considère en général que l’on peut trouver dans les écrits contractuels et néo-institutionnalistes trois principales théories de la firme : la théorie de l’agence, la théorie des coûts transaction, et la théorie des contrats incomplets et des droits de propriétés. Masten S.-E. (2002), « Modern evidence on the firm », American Economic Review, 92 : 428-432. La Plaine-Saint-Denis : Éditions des maisons des sciences de l’homme associées, 2018 (généré le 15 décembre 2020). Cela a des conséquences majeures sur le déroulement de la relation contractuelle : le problème est alors de savoir, dans toute relation contractuelle, ce qui va se passer en cas d’événement imprévu. Authors; Keywords ; Géographique; JEL codes; Full text issues. La capacité à concevoir et offrir des produits demandés et désirés par le marché, non facilement reproductibles par les concurrents, lui permettant de ce fait même de prélever des rentes de surprofit, est au coeur de la théorie du management. L'analyse transactionnelle de la structure du pouvoir dans les sociétés cotées, initiée par Williamson (1985), est examinée. The firm is just the set of contracts covering the way inputs are joined to create outputs and the way receipts from outputs are shared among inputs. Get this from a library! Oliver Williamson et la théorie des coûts de transaction. Nelson et Winter (1982) eux-mêmes sont explicites sur ce point. 69Il faut souligner ici que même si des antécédents peuvent être trouvés à la notion de « routines » (en particulier Cyert et March (1963)), la catégorie de routine acquiert avec l’ouvrage de Nelson et Winter en 1982 un statut et une importance toute nouvelles. 82Des behavioristes qui placent le conflit au coeur même de la théorie des organisations, aux évolutionnistes qui l’éliminent presque entièrement de leurs constructions – et ce malgré l’insistance des contributions managériales sur ce point, la théorie de la firme s’est comme vidée d’un de ses constituants essentiels36. C’est sur cette base qu’est posé comme postulat de départ – car il s’agit bien à notre sens d’un postulat – que les managers ne doivent être considérés comme rien d’autre que les agents des actionnaires, leur relation étant analysée comme un cas particulier de relation d’agence. 48Disons d’emblée que même si elle est dotée d’une forte identité, l’ABC constituée comme nous venons de le rappeler d’apports provenant de sources différentes, n’est pas exempte de tensions, voire de contradictions – entre les différents développements qu’elle héberge et qui la constituent. Klein B., Crawford R. et Alchian A.-A. Cela a été fait en développant une théorisation qui s’appuie sur deux corps d’analyse complémentaires, les droits de propriété et la théorie de l’agence. Le point de départ de ses travaux est le concept de coûts de transaction développé par Ronald Coase en 1937 dans l’article The Nature of the Firm. Cyert R.-M. (1998) The Economic Theory of Organization and the Firm, Harvester-Whearsheaf, New York, Toronto. Cette reconstruction est esquissée cependant dans Coriat (2000). C’est ainsi que serait fondée la société par action publique, dans laquelle les actionnaires, qui se partagent la propriété du capital, délèguent aux managers le droit d’en contrôler l’usage. Stout (1999), « A Team Production Theory of Corporate Law », Virginia Law Review, 85(2): 247-328. Cela ne peut se faire qu’en prenant en considération le pouvoir plus global de l’employeur de décider de l’action de l’employé et de la contrôler, ce que l’on entend en général quand on parle de hiérarchie. Les thèses de Hayek (1945) sont mobilisées ici, et notamment la distinction entre connaissance spécifique et connaissance générale (specific et general knowledge). 78Cette première différence en recouvre une autre, sur laquelle à notre sens, Nightinghale (2003) et à sa suite Foss (2003), insistent avec raison. A. Alchian and H. Demsetz, "Production, Information Costs, and Economic Organization," American Economic Review 62(5), December 1972. 37L’importance de la propriété dérive directement de l’incomplétude des contrats. Mais elle propose un type de formalisation différente, en particulier en ce qui concerne la cause et les implications de l’incomplétude des contrats22. London: Macmillan. Revue d'Économie Industrielle, 2003, vol. Comme pour un programme d’ordinateur, une routine … « fait référence à un modèle d’activité répétitif par une organisation entière, ainsi qu’à une compétence individuelle ». (2000), « The Abominable Ohno Production System: Competencies, Monitoring and Routines in Japanese Production Systems » in Dosi, Nelson and Winter (ed), The nature and dynamics of organizational capabilities, Oxford University Press. Il s’agit pour nous – sans prétendre à l’exhaustivité – d’insister sur la cohérence de chacune des démarches, mais aussi sur les difficultés que chacune d’elle a rencontrées dans le cours de l’élaboration des théories de la firme auxquelles elles prétendaient parvenir1. Le problème est alors de trouver le système contractuel le plus efficient, en fonction d’un certain nombre de paramètres, et en particulier de contraintes techniques, et de la nature des informations détenues par les différentes parties. 81Il est en effet très remarquable que, dans l’état actuel des choses, la théorie évolutionniste de la firme ne dise rien sur deux des dimensions fondamentales de la firme que sont : 1) les rapports entre dirigeant et salariés, c’est-à-dire rien moins que la nature de la relation salariale, 2) les rapports entre gestionnaires et propriétaires (ou actionnaires) qui sont pourtant au centre de la théorie de la firme depuis l’émergence des thèses managériales. Dans cette théorie, la firme est définie par Kreps D.-M. (1996), « Markets and hierarchies and (mathematical) economic theory », Industrial and Corporate Change 5: 561-597. M.C. », Colombia Law Review, 89: 1757-1774. Foss voit dans les contradictions pointées plus haut la démonstration que l’individualisme méthodologique pourtant revendiqué par les auteurs se trouve à de multiples reprises, mise en défaut. Il est utile de commencer par là, dans la mesure où la théorie de l’agence qui constitue, couplée à la théorie des droits de propriété, ce que l’on peut considérer comme l’orthodoxie néoclassique en matière de théorie de la firme, se comprend bien, à notre sens, en opposition à certain aspects essentiels de la théorie des coûts de transaction4. Chapitre 3 - Notes de cours 3. The paper surveys in a critical manner the recent development in firms theories. (1997), Economic Analysis of Property Rights. Il est permis de se demander si la vision Hayekienne n’implique pas de reconsidérer totalement les principes de choix rationnel qui restent à la base des modèles d’agence, comme de la plus grande partie des analyses contractuelles et des modèles d’incitation. En approfondissant l’analyse des propriétés des structures contractuelles de la firme, ce courant de pensée se propose de démontrer l’efficience des formes organisationnelles caractéristiques du capitalisme contemporain, et en particulier de la société par action. En se développant et en intégrant les apports souvent décisifs de Simon, la représentation de la firme s’épaissit et se précise. In this framework, we first analyse the eight case studies that Williamson himself puts forward to support his model. 28Les théoriciens de l’agence considèrent que la délégation du pouvoir de décision, à de multiples niveaux, est bien un des aspects majeurs du fonctionnement de l’économie et de l’entreprise. Le point de départ de cette analyse se situe bien dans l’hypothèse de rationalité limitée. La théorie des coûts de transaction, telle qu’elle a été développée essentiellement par Williamson est celle qui se situe le plus directement dans la lignée de Coase. De cette conception Williamson tire essentiellement une implication : les contrats seront, le plus souvent, des contrats incomplets, qui n’envisagent pas tous les événements possibles. Les évolutionnistes contribuent en effet de manière décisive à asseoir l’idée que la firme n’est pas seulement un processeur d’informations, mais aussi un lieu de gestion de connaissances. à la gouvernance d'entreprise), la logique transactionnelle consiste à identifier, pour chaque partie prenante à la firme (travailleurs, financiers, etc. Cet aspect dérive directement de l’hypothèse de rationalité limitée, et de sa conséquence, l’incomplétude des contrats : le problème majeur que pose une relation durable entre deux parties interdépendantes est celui de la gestion des événements imprévus, qui ne peuvent être anticipés et donc pris en compte dans le contrat formel. Le théorème de Coase. C’est là que se joue la qualité des « services » qui pourra être obtenue des ressources de la firme. Antoine Reberioux. New York: The Free Press, 1985, chapters 7 and 8. Abstract. [fre] The williamson's theory of vertical integration is not empirically verified. 1Il est généralement admis que la théorie économique de la firme, telle qu’elle est aujourd’hui formulée s’est reconstruite, à partir des années soixante-dix, sur la base de la redécouverte d’un article de Ronald Coase de 1937 qui n’avait connu jusque là que peu d’audience. Il y a ainsi un conflit potentiel autour de l’appropriation de la quasi-rente permise par la transaction, dans le cas où cette transaction implique d’importants actifs spécifiques. Williamson nome ces modes de coordination ‘structures de gouvernance’ et arbitre entre le marché et la firme sur la base des couts de transaction. Richard R. Nelson et Sidney G. Winter : La théorie évolutionniste de la firme. Fama E.-F. (1980), « Agency Problems and the Theory of the Firm », Journal of Political Economy, 88(2): 163-174. 84Au-delà, l’élaboration d’une théorie « complète » de la firme suppose de prendre en compte ses différents attributs, soit, en suivant Chandler (1992) de la considérer à la fois comme entité légale – c’est bien l’entreprise qui détient des actifs et passe des contrats – comme entité administrative (ou managériale), « for teams of managers must coordinate and monitor its different activities », comme système de production : « a pool of physical facilities, of learned skills and liquid capital », et enfin come opérateur central du capitalisme ; sur ce dernier point, Chandler rappelle en effet avec insistance et nous semble-t-il fort opportunément que la firme est « … the primary instrument in capitalist economies for the production and distribution of current goods and services and for the planning and allocation for future production and distribution ». travaux de Williamson, que la notion de coût de transaction prend toute son ampleur. Explaining Vertical Integration: Lessons from the American Automobile Industry, Pragmatic Collaborations: Advancing Knowledge while Controlling Opportunism, The Firm Is Dead; Long Live the Firm: A Review of Oliver E. Williamson's, Asymétries d'informations et rôle de la confiance, Confiance matière première et produit de l'alliance. By J. Ibert Topics: [SHS.GESTION]Humanities and Social Sciences/Business administration En définissant une organisation comme « …a system of coordinated actions among individuals and groups whose preferences, information and knowledge differ… » (March et Simon, 1993), les auteurs entendent mettre l’accent sur le fait de l’instabilité essentielle qui est au cœur de la firme. (2007), « The current state of the economic theory of the firm: contractual, competence-based and beyond », in Biondi, Canziani et Kirat (2007). Il reste alors à se demander pourquoi le recours à une coordination administrative peut être nécessaire. ), The Dynamic Firm, Oxford: Oxford University Press. Dosi G. & L. Marengo (1994), « Some elements of an Evolutionnary Theory of Organizationnal Competences », in R.-W. England (Ed. 33 « …We accept and aborb into our analysis many of the ideas of the behaviourist school “écrivent-ils, en se referant dans ce passage à l’hypothèse de rationalité limitée. Ce problème se pose tout particulièrement quand, pour une transaction, les agents doivent réaliser des investissements spécifiques, non réutilisables en dehors de la transaction, qui les rendent dépendants l’un de l’autre. Celles-ci s’affirment et se révèlent dans la capacité qu’a une firme d’utiliser les ressources qui sont les siennes pour les assembler, les combiner et les faire converger vers une offre de produits (ou de services) qui vont constituer sa singularité et déterminer sa position sur le marché. Les routines – comme les skills – sont entendues dans un sens extrêmement général et sont définies, volontairement, de manière extensive : « Nous utilisons “routines” d’une façon hautement flexible, tout comme “programme” (ou encore “routine”) est utilisé dans une discussion sur la programmation d’un ordinateur » (idem). Le problème, cependant, est que ces deux ordres de questions sont étroitement imbriqués. Chandler A.-D., Hagström P. and Sölwell Ö. 86Dans ce cadre il devrait alors être possible de répondre à ce qui est, à notre sens, le défi majeur auquel est confrontée la théorie de la firme : expliquer à la fois, d’un côté la persistance de la diversité et l’hétérogénéité des firmes, du point de vue de leur structure (degré de diversification et d’intégration verticale notamment), de leurs stratégies, de leur base de compétences et de leurs performances, tout en rendant compte de l’existence, dans des contextes et des périodes donnés de formes dominantes, telles que la société anonyme (la « corporation ») ou la forme multidivisionnelle38. 31La théorie des contrats incomplets développée par Grossman, Hart et Moore, se présente, en premier lieu, comme un essai de formalisation rigoureuse de l’analyse de l’intégration par la théorie des coûts de transaction. Coase R. (1937), « The nature of the firm », Economica, novembre. Cyert R.-M. et J. Nelson et Winter comptent parmi les principaux fondateurs du courant évolutionniste de la firme. Au coeur des nouveaux types de firme qui vont naître de la grande métamorphose qu’elles vont connaître, Chandler voit opérer ce qu’il désigne comme « la main visible des managers », une expression soigneusement choisie pour s’opposer à l’idée que les firmes seraient mues par la « main invisible » du marché29. Revue de l'OFCE, Vol. Adama Zerbo () . implique que la fonction F( ) est homogène de degré 1 et donc que les rendements d’échelle 1 Il y a bien une entrée sur la théorie néoclassique de la répartition due à Christopher Bliss, mais le moins qu’on puisse dire est qu’il marche sur des œufs, sans qu’un message clair se … Enrichie des travaux de Penrose, puis de l’apport décisif des évolutionnistes, cette voie de recherche est finalement entièrement construite autour de l’idée que ce qui fonde la firme, la justifie et permet de rendre compte de sa nature comme – point absent des approches contractuelles de la diversité de ses formes – est qu’elle est le lieu de la gestion et de la production de connaissances et compétences spécifiques. 73Pour autant, les développements qui conduisent des behavioristes aux évolutionnistes ne sont pas un long fleuve tranquille. I. On ne s’étonnera pas que Hart (1995 : 5) rapproche cette conception de l’analyse que fait Marx des rapports entre capitalistes et travailleurs, et de la place qui y est donnée à la propriété des moyens de production, comme instrument du contrôle des travailleurs. ARENA, Lise. Rumelt R.-P. (1984), « Towards a strategic theory of the Firm », in R.-B. Chaque facteur dans une firme est la propriété de quelqu’un. Second Edition. Foss N.-J. Au fil des élaborations la firme s’est considérablement enrichie et épaissie. Celle-ci implique que : « Exchange will be facilitated by modes that support adaptative, sequential decisionmaking » (Williamson, 1991: 93). On peut dire qu’elle apparaît comme un ensemble d’actifs soumis à une propriété unifiée, et à un contrôle unifié (Blair et Stout, 1999). Une des raisons pour lesquelles cet aspect est ignoré est que la question de l’organisation de la production proprement dite, et de la coordination entre les travailleurs, n’est pas étudiée (ce que reconnaissent Hart et Moore, 1990 : 1152). Dans cette perspective, la remobilisation des « grands anciens », à commencer par Berle et Means et les auteurs du vieil institutionnalisme, Commons ou Veblen en particulier, apparaît comme un passage obligé. Ce point de vue devrait être supporté par une analyse rigoureuse des conditions de fonctionnement des différents marchés des « facteurs de production », des conditions de partage du surplus créé par l’activité d’entreprise, et des modes de rémunération des différentes parties. Cette théorie se comprend, à notre sens, en opposition, d’une part à ceux qui, à la suite de Coase, présentent la firme comme une réponse à des échecs de marché, et comme une forme organisationnelle fondamentalement distincte, voire opposée au marché, et, d’autre part, aux questions plus anciennes posées par Berle et Means, qui touchent plus particulièrement aux questions de gouvernance d’entreprise que nous aborderons plus loin. Plus précisément, on peut tirer des théoriciens de l’agence les propositions majeures suivantes12. Cette séparation s’affirme doublement : 61— d’une part parce qu’elle insiste sur le fait que l’allocation des ressources au sein de la firme ne s’effectue pas suivant des procédures « automatiques » – comme ils sont postulés dans la théorie de l’allocation par les prix – mais résultent de choix volontaires et discriminants des managers ; 62— d’autre part et surtout, pourrait-on ajouter – en ce que l’activité des managers ne se réduit pas à la seule allocation des ressources (celle-ci fût-elle conduite de manière hautement stratégique), mais aussi parce qu’elle implique leur renforcement, leur extension, leur démultiplication. Christophe Carrincazeaux, Marie Coris and Alain Piveteau. L'approche contractuelle de la firme a pour objectif de définir la forme d'organisation la plus efficiente compte tenu du contexte, en particulier informationnel. Cette position lui apparaît comme inacceptable car contraire non seulement à toutes les observations empiriques, mais aussi parce qu’elle manque l’essentiel de ce qu’est une firme : une structure – toujours singulière – de prise de décisions, à même d’expliquer l’existence de trajectoires et de performances différentes d’une firme à l’autre, y compris bien sûr lorsqu’elles opèrent dans le même secteur d’activité. Prahalad C.-K. and Hamel G. (1990), « The Core Competence of the Corporation », Harvard Business Review 66, (May/June). R. H. Coase, "The Nature of the Firm," Economica (N.S.) La théorie des droits de propriété est au centre de l’approche néoclassique des institutions, et elle en est sans doute un des points les plus forts. Traduction française : « La nature de la firme », Revue française d’Économie, II, hiver 1987. 85Une telle théorie de la firme devrait se construire autour de différentes composantes, explorant les différents modes de coordination et de contrôle qui structurent la firme, et leurs agencements : les formes de relations d’autorité, les systèmes d’incitation, les routines et procédures d’apprentissage. 22 Sur ce qui différencie théorie des coûts de transaction et théorie des droits de propriété, on peut se reporter à Gibbons (2005), et, en insistant sur les oppositions, à Williamson (1991, 2000) et Kreps (1996). Nous pensons, comme Holmstrom (1999), que, en fait, la formalisation proposée implique que c’est bien un individu, et non pas la firme, qui est censé détenir les actifs, et passer un contrat avec d’autres parties. À côté des ressources tangibles : la qualité des équipements, la gamme des produits offerts…, les ressources intangibles que constituent les compétences des salariés, celles des dirigeants en particulier, les ressources organisationnelles (le mode de traitement des informations) sont privilégiées.

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